VOICI QUELQUES REALITES :

 

30 A 50% DE NOS FILETS SONT POLLUES ET DONC IMPROPRE A L'ACTION DE PECHE

1 FILET VAUT ENTRE 500 F ET 600F,
PERTE SECHE FINANCIERE sur 20 JOURS SELON LES BATEAUX : ENTRE 20 000F ET 50 000F DE MATERIEL

MANQUE A GAGNER sur CHIFFRE D'AFFAIRE: BAISSE DE 30- A 50% 50%
DES ARAIGNEES SONT INVENDUES OU MAL VENDUES 

LES BATEAUX TRAVAILLANT AVEC DU MATERIEL DE SURFACE AINSI QUE LES PECHEURS DE POUSSE PIED SONT A TERRE DEPUIS LE 25 DECEMBRE..

 ILS ONT PERDU 100% DE LEUR MATERIEL.

ILS N'ONT PAS DE RENTREE D'ARGENT NI TOUCHE D'INDEMNISATION DEPUIS CE TEMPS.

PARCE QUE NOUS SOMMES DES GENS PROPRES HONNETES

ET FIERS DE NOTRE PROFESSION,

  Nous refusons que l'absence d'information ou de désinformation sème le doute dans les esprits et jette le doute sur notre métier de pêcheurs et de nos produits; 

CAR BIEN QUE MINORIT AIRES PAR RAPPORT AUX ACTIVITES LIEES AU TOURISME, NOUS SOMMES UNE DE LEURS VITRINES ESSENTIELLES, MAIS AUSSI LE BAROMETRE DE LA PROPRETE DE NOS ILES.

  Nous regrettons également le manque de communication et de concertation de nos Élus professionnels qui n'ont pas su écouter ni prendre en compte nos problèmes spécifiques. C'est une des raisons pour laquelle nous avons décidé de faire une sensibilisation directe de nos problèmes. Pour ne pas discréditer plus longtemps la Bretagne, il vous faut pomper l'Erika au plus vite et NETTOYER LA MER.

  Car ce ne sont pas les pêcheurs qui, en criant leur colère, feront du mal à l'image de marque des Îles C'EST LE FIOUL DE L'ERIKA ! ! !

Nous avons surmonté la crise de la pêche en 1994,
traversé les plans Mellick et Cirpa,

MAIS SACHEZ QUE NOUS NE SOMBRERONS PAS A CAUSE DE L'ERIKA ! ! !

Nous tenons à préciser que nous avons toujours su que nos Élus locaux étaient prêts à nous soutenir dans notre épreuve et qu'ils ont pu, par l'intermédiaire de M. JEAN YVES BANNET, attirer l'attention du Ministre de l'Agriculture et de la PÊCHE.

 

NOS DEMANDES 

1)Que l'on affrète des bateaux avec du matériel pour capter au moins les nappes qui dérivent sur l'eau autour de nous au lieu de se contenter de les regarder évoluer et finalement atterrir sur nos côtes.

  2)Que des équipes de plongeurs viennent faire un état des lieux précis des fonds marins car les nappes évoluent sans-cesse sur le fond pour remonter entre deux eaux au gré des courants et rendent difficile toute prédiction de pollution et de perte de matériels.

  3)Que nous obtenions enfin la transparence sur les fuites de l'Erika et son pompage ainsi que les quantités déversées.

  4)Que nous ayant un suivi scientifique par un organisme reconnu et indépendant pour évaluer l'impact de la pollution sur la reproduction future afin de lever les doutes sur LE DEVENIR DE LA PETITE PÊCHE COTIERE mais aussi parce que notre conscience professionnelle ne peut être qu'interpellée dans de tels moments. 

5) Que des représentants du FIPOL et TOTAL embarquent sur des bateaux de pêche pour voir la réalité du quotidien des pécheurs. 

MAIS DANS L'IMMEDIAT, NOUS DEMANDONS DE TOUTE URGENCE

  1)Que l'on remplace tout matériel mazouté par du matériel neuf de retour 

  2)Des fonds d'urgence pour les familles les plus en détresse et dont les bateaux sont à terre depuis plus d'un mois et demi.

  3)Des fonds pour soutenir les cours du poisson et surtout des crustacés très fortement à la baisse ( exemple: araignée : 5 à 10 F ) car nous ne sommes pas responsables de la pollution ni de la valse des déclarations suivies de démentis sur la TOXICITÉ  ou NON du fioul 2 ou 6 Transporté par L'Erika mais dont nous supportons SEULS LES CONSÉQUENCES FINANCIÈRES POUR LE MOMENT.

  4)UNE EXONERATION TOTALE DES CHARGES SALARIALES ET PATRONALES DU 25 DECEMBRE JUSQU'A LA FIN DE LA CRISE. 

  5) Des facilités de prêts pour relancer les trésoreries , dans le rouge actuellement ,et pour pouvoir honorer le paiement des factures de matériels jusqu'à la fin de la crise.

  6)Une prise en charge des AGIOS

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